Comment agir :

Etudiants et handicap, égalisons nos chances !

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Avoir des pistes d'action pour agir ensemble
 
Texte extrait de la brochure "Etudes et Handicap, comment agir?" rédigée par Starting-Block. 
 
" Par rapport au handicap moteur* :
- Assure-toi que le lieu est accessible, c’est-à-dire sans obstacles et avec des équipements adaptés ; vérifie le bon fonctionnement des ascenseurs ; ne laisse rien traîner (même une poubelle oubliée sur un trottoir peut constituer un obstacle quasi insurmontable !).  
- Respecte le rythme de la personne.
- Mets-toi à sa hauteur pour lui parler.
- Veille à ce qu’elle ait une bonne visibilité (dans un cours, un spectacle, un concert…).
* Les conseils données concernent les personnes en fauteuil roulant

Par rapport au handicap visuel :

- La personne ne reconnaîtra pas toujours ta voix : avant de commencer à parler, présente- toi ; appelle-la par son nom pour indiquer que tu t’adresses précisément à elle ; préviens-la quand tu la quittes afin qu’elle ne se retrouve pas à parler dans le vide !
- Pour l’accompagner pendant un trajet, propose-lui de te prendre le bras ou l’épaule à son choix. Il est plus facile de suivre quelqu’un que d’être poussé en avant ! Annonce les changements de direction ou de relief. Par exemple, dans un escalier, annonce la première et la dernière marche. Privilégie les indications précises : « je pose ton verre devant toi, derrière ton assiette » plutôt que « tiens ».
- Sois ordonné : range les affaires toujours au même endroit et ne laisse rien traîner qui puisse constituer un obstacle…
- La perte de vision ne signifie pas l’oubli du mot « voir », donc tu peux utiliser normalement tout le vocabulaire lié à la vision. Tu vois ce que je veux dire ?

Par rapport au handicap auditif :

- Etre sourd ne veut pas dire nécessairement « ne rien entendre ». Il existe plusieurs niveaux de surdité.  
- Etre sourd ne signifie pas être muet.
- Assure-toi que la personne te regarde avant de parler, afin qu’elle puisse lire sur tes lèvres. Ne parle pas depuis une autre pièce.
- Ne crie pas, parle lentement en articulant bien (oublie le chewing-gum !)
- Si la personne n’a pas compris, répète ton idée en modifiant ta phrase. Si nécessaire, passe par l’écrit pour t‘assurer qu’elle a bien compris.
- Certains bruits forts sont difficilement supportables avec une prothèse. Privilégie les endroits calmes.   - Les personnes sourdes n’ont pas accès aux indications sonores : sirènes d’incendie, alarmes, messages vocaux dans les transports… Pense à leur transmettre !

Par rapport à la déficience cognitive :
- En fonction des besoins de la personne, tu peux, par exemple, proposer tes notes de cours, lui mettre par écrit certains mots compliqués ou l’aider à corriger ses fautes d’orthographe. Certaines mises en page ou certains codes couleur peuvent aussi lui faciliter la lecture (par exemple, une ligne en rouge / une ligne en vert).

Par rapport à la déficience psychique
:
- Les symptômes caractéristiques peuvent être, selon les cas, une réaction inadaptée au contexte, un stress important, un raisonnement rigide, des gestes incontrôlés, une difficulté à communiquer, un repli sur soi, des dérèglements alimentaires…
- Montre-toi à l’écoute. Laisse la personne s’exprimer jusqu’au bout. Reste calme, sans agressivité ni impatience.
- Veille à toujours lui laisser la possibilité de partir.

Par rapport à la déficience mentale :
- Souris pour mettre ton interlocuteur en confiance.
- Parle normalement en utilisant des phrases simples et évite les détails.
- Ne manifeste pas d’impatience. Prends ton temps et adapte-toi à son rythme.
- Ne sois pas surpris par l’affection que la personne pourrait te manifester !
- Les personnes handicapées mentales sont autonomes dans leurs déplacements, mais il suffit d’un imprévu (grève, retard…) pour les déstabiliser. N’hésite pas à proposer ton aide… "

Etre "handi-accueillant"…

Difficultés de nouer des liens, de participer à certaines activités « comme les autres », emploi du temps serré dû à des soins, absences pour maladie, transports plus contraignants, peur du regard des autres… Avec tout ça, ce n’est pas toujours facile pour un jeune en situation de handicap de trouver sa place.

Comment agir ?

- Pas de recette miracle, ni de formule toute faite. Il suffit juste d’oser faire le premier pas, de prendre le temps de se connaître et de dédramatiser ses éventuelles maladresses.
- L’essentiel, en effet, c’est d’être attentif à l’autre : lui demander quels sont ses besoins et attentes, veiller à l’accessibilité pour tous des activités organisées, essayer d’anticiper au maximum les difficultés… Si néanmoins celles-ci arrivent (et elles arriveront !) : pas de panique, on passe ensemble au plan D… comme Débrouille !
- Vivre ensemble permet de découvrir une tonne d’activités, jusque là souvent insoupçonnées, que l’on peut pratiquer en commun, qu’il s’agisse, par exemple, de sport ou de culture.     
- Mais vivre ensemble implique aussi une notion de solidarité : besoin de rattraper un cours, une information qui échappe (changement de salle de dernière minute, absence d’un professeur…), un document à scanner, un livre à aller chercher en bibliothèque, un travail de groupe…  Es-tu disponible dans ces cas là ?
 
Avoir des pistes d'action pour agir ensemble
 
 
 
Réalisé par Ecedi