Une météo changeante :
Ainsi, d’un point de vue humain, cette expérience fut magique. Mais si le temps était au beau fixe dans le groupe présent aux sables d’Olonnes, la météo, elle, nous a joué quelques tours, avec de grandes variables dans les conditions climatiques. Cela nous a permis de goûter aux joies de la voile sous tous les angles.
En effet, nous étions nombreux à n’avoir jamais pratiqué de voile. Fort heureusement, le samedi, pour nos premières manches, le beau temps était au rendez-vous. Le soleil était présent, radoucissant l’atmosphère et le vent était calme. Cela permis de profiter de la glisse sur l’eau, tout en douceur. Et, en ce qui me concerne, cela m’a permis de prendre bien mes marques sur le catamaran et de bien intégrer les manœuvres.
Ainsi, je me suis occupée des bouts du foc. Le foc étant la petite voile à l’avant et les bouts étant les cordes qui la retiennent et qu’il faut savoir bloquer et débloquer au bon moment. C’était vraiment bien et pas trop compliqué. Le beau temps a permis également que je barre, avec l’aide de Guillaume.
Le dimanche matin, fini le calme plat. Le soleil était au rendez-vous, mais le vent aussi (force 4 environ). Les vagues étaient un peu plus fortes que la veille. Les deux manches du dimanche étaient vraiment plus agitées !
A fond les sensations !
Inimaginable, la sensation grisante de vitesse. Nous filions sous le vent à une allure folle. Les manœuvres étaient un peu difficiles, à cause de la force du vent. Cependant, les impressions de glisse étaient au plus haut.
Voir un peu trop haut d’ailleurs. Guillaume et moi entamons une manœuvre pour virer de bord. Le vent capricieux trouve la manœuvre audacieuse. Nous initions les gestes. Je cherche à relâcher la corde à tribord (droite), pour la reprendre à bâbord (gauche). Oui, mais la corde reste bloquée et le vent s’engouffre dans les voiles.
AAAHHHH ! Une aveugle à la mer !!!! Guillaume et moi, avons allégrement dessalé. Le catamaran s’est retourné. L’eau est froide mais Guillaume m’attrape au vol et s’accroche à l’embarcation. Nous attendons moins de 5 minutes, avant que le zodiaque de sécurité nous rejoigne. J’y monte tandis que mon coéquipier remet le catamaran à flot, avec l’aide de Nicolas qui surveille le bon déroulement de la course. Le zodiaque de sécurité aura eu du boulot : nous sommes plusieurs à avoir dessalé. Frigorifiée, j’attends sur le zodiaque de pouvoir remonter sur le catamaran. Mon enthousiasme s’est un peu refroidi, mais une fois de retour sur le bateau, le plaisir est de retour.
Résultat des courses : on arrive dernier sur cette manche. C’est dommage car nous étions en deuxième position avant la chute… Enfin, rien de dramatique : nous terminons huitième au classement, mais les bons souvenirs sont en première place !
Carla, Starting-Block